Sanofi a récemment annoncé des résultats contrastés concernant son anticorps expérimental itépekimab, développé en collaboration avec Regeneron pour le traitement de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Les études de phase 3 AERIFY-1 et AERIFY-2 ont montré des efficacités variables, impactant les perspectives de développement de ce traitement.
🔬 Résultats des études AERIFY
- AERIFY-1 : Cette étude a démontré une réduction statistiquement significative de 27 % des exacerbations modérées ou sévères chez les anciens fumeurs traités par itépekimab, par rapport au placebo, après 52 semaines.
- AERIFY-2 : Contrairement à AERIFY-1, cette étude n’a pas atteint son objectif principal, avec une réduction de seulement 2 % des exacerbations à 52 semaines. Cependant, un bénéfice avait été observé plus tôt dans l’étude.
Sanofi attribue en partie cet écart à des taux d’exacerbations plus faibles que prévu, possiblement influencés par la pandémie de COVID-19, ce qui aurait diminué la puissance statistique des essais.
đź§Ş Profil de sécurité
Les deux études ont montré que l’itépekimab était généralement bien toléré. Les taux d’événements indésirables étaient comparables entre les groupes traités et les groupes placebo, avec des taux d’infections graves et d’événements indésirables graves similaires. La survenue d’anticorps dirigés contre le médicament était rare et sans impact apparent sur les concentrations d’itépekimab.
📉 Répercussions sur le marché
Suite à ces résultats, les actions de Sanofi ont chuté de 6,2 %, tandis que celles de Regeneron ont baissé de 17 %. Les analystes estiment que ces résultats réduisent les perspectives d’approbation rapide de l’itépekimab pour la BPCO, bien que des discussions avec les autorités réglementaires soient en cours.
🔄 Perspectives futures
Sanofi et Regeneron continuent d’évaluer les données des études AERIFY-1 et AERIFY-2 et prévoient de discuter avec les autorités réglementaires pour déterminer les prochaines étapes. L’itépekimab est également en cours d’évaluation dans d’autres indications, telles que la rhinosinusite chronique avec polypes nasaux et la bronchectasie.
En résumé, bien que l’itépekimab ait montré un potentiel dans le traitement de la BPCO, les résultats contrastés des études AERIFY soulignent la complexité de cette maladie et la nécessité de poursuivre les recherches pour mieux comprendre l’efficacité de ce traitement.
