Dans le FT du 22 avril, nous lisons que le gouvernement américain prévoit d’inclure dans les statistiques du PIB : les redevances provenant des films et les dépenses dédiées aux « recherches et développements ».
Par conséquent, des milliards de dollars d’avoirs intangibles vont désormais s’intégrer au calcul de la croissance américaine ! La dernière révision de même ampleur a été effectuée en 1999, lorsque les produits tels que les logiciels d’ordinateurs ont été pris en compte.
L’intégration des logiciels s’est vue certes justifiée, puisque la création de valeur a bien lieu dans l’absolu. Mais nous avons pu constater qu’à l’époque, les sociétés Internet, télécommunications et autres ont été largement surévaluées ; un crash a suivi quelque temps plus tard.
Il est naturel de se demander si aujourd’hui les gouvernements ne cherchent pas à trouver, d’une manière où d’une autre et à tout prix, un remède à la stagnation de notre économie.
De facto, ils continuent à créer de la richesse artificiellement et peuvent envisager par avance les conséquences graves que leurs décisions vont impliquer à la fois pour nos placements en bourse (actions, obligations, etc.) et pour l’économie réelle.
Qui payera la facture finale ?
