Les prix du pétrole restent fermement orientés à la hausse, soutenus par une multiplication de tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le Brent a brièvement franchi le seuil des 100 USD le baril cette semaine, une première depuis mai, avant de revenir autour de 98 USD. Le WTI évolue pour sa part autour de 90 USD, en progression d’environ 10 % sur les cinq dernières séances. Les marchés intègrent un risque accru de perturbations de l’offre, notamment dans trois zones stratégiques : le détroit d’Ormuz, la mer Rouge et la mer Noire.
Dans le détroit d’Ormuz, le trafic pétrolier a fortement ralenti, atteignant des niveaux particulièrement faibles selon les données de suivi maritime. En mer Rouge, les attaques revendiquées par les Houthis contre des navires saoudiens renforcent les inquiétudes autour du détroit de Bab el-Mandeb, axe essentiel pour les exportations énergétiques vers l’Asie. Parallèlement, les perturbations du trafic en mer Noire, liées au conflit entre la Russie et l’Ukraine, continuent de peser sur l’approvisionnement global.
Le marché des produits raffinés reste également sous tension : les stocks européens de gasoil et de kérosène demeurent inférieurs à leur moyenne quinquennale, tandis qu’une éventuelle prolongation de l’interdiction russe d’exporter du diesel pourrait accentuer les pressions sur les prix. Dans ce contexte, les marchés pétroliers évoluent dans un environnement où les risques géopolitiques dominent largement les fondamentaux traditionnels.
