Adidas, l’équipementier sportif allemand, a vu son action retranchée de –15,93 % alors même que le premier semestre a été jugé solide et que les objectifs annuels sont maintenus. La direction reste toutefois prudente pour le second semestre, face à une flambée attendue des droits de douane américains sur ses productions vietnamiennes et indonésiennes et un effet de change défavorable estimé à environ 300 M€
📰 Derniers développements
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Au 2ᵉ trimestre 2025, Adidas a publié un chiffre d’affaires net de 5,95 Md €, en hausse de +2,2 % en monnaie constante, inférieur aux attentes (~6,2 Md €), tandis que le résultat opérationnel a grimpé de +58 % à 546 M €, dépassant les estimations (~520 M €).
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La direction confirme ses objectifs pour 2025 : croissance des ventes en momentum à un niveau élevé de single digit et un bénéfice opérationnel attendu entre 1,7 et 1,8 Md €, en dessous du consensus (~2,09 Md €).
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L’incertitude sur les tarifs douaniers américains, notamment une hausse à 46 % pour le Vietnam et 43 % pour l’Indonésie, pèse sur les perspectives. Adidas anticipe un surcoût d’environ 200 M € au second semestre, sans savoir comment les consommateurs réagiront si la marque augmente ses prix sur les nouveaux produits US.
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Les effets de change ont également pesé pour –300 M € sur les ventes, en raison d’un euro fort face au dollar et au yuan, et les stocks ont augmenté de 16 % à 5,26 Md € en prévision des tarifs.
📊 Recommandation des analystes
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Malgré le recul du titre, les analystes considèrent toujours que l’entreprise est résiliente à moyen terme. Le consensus reste majoritairement neutre ou modérément acheteur, sans recommandations baissières massives à ce stade.
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Plusieurs firmes mettent en garde : UBS souligne que, faute de visibilité sur les tarifs, une mise à jour haussière des prévisions n’est pas justifiée aujourd’hui et préfère attendre plus de clarté avant de réviser les objectifs prix à la hausse.
✅ Synthèse & recommandation
Adidas affiche un bon début d’année, avec une solide rentabilité au T2 malgré des ventes modestes. Toutefois, l’environnement reste incertain : droits de douane US élevés, incertitudes inflationnistes, effet de change négatif. Bien que les objectifs soient tenus, le management garde un ton prudent pour la suite.
Les analystes privilégient une position neutre ou prudente, attendant une plus grande visibilité avant d’envisager un réajustement positif des objectifs prix.
