Le géant britannique des microprocesseurs, ces circuits intégrés de très petite taille si chers à l’industrie de la tech, fait ses entrés au NYSE aujourd’hui. Le prix par action est de $51.-, mais on s’attendait un prix à $52.-, voir plus puisque l’offre a été sursouscrit de 12x. Il s’agit ici de la plus grosse introduction boursière depuis deux ans : Arm devrait lever pas moins de 5 milliards de dollars puisque Softbank vend quelque 9.4% de sa participation.
Cette société devient alors la cinquième plus importante entrée en Bourse d’une entreprise dans le secteur de la tech, derrière des mastodontes comme Facebook ou Uber. L’entreprise britannique, qui a préféré le Nasdaq américain à la Bourse de Londres, vise une valorisation proche de 54.5 milliards de dollars.
L’introduction en Bourse est un valeur de test pour ARM Plc. Les circonstances actuelles dans le marché son comples : entre la remontée des taux d’intérêt, fin de l’argent gratuit qui a porté la tech pendant plus d’une décennie, le ralentissement en Chine bien plus profond que prévu, les tensions politiques sino-américaines, des consomateurs moins apte à changer d’appareils, et aussi un surinvestissement dans l’intelligence artificielle.
La marque n’est pas connue du grand public, mais ses architectures de puces sont à l’origine de la création de 250 milliards de microprocesseurs présents partout : dans les téléphones portables, les ordinateurs individuels, les serveurs, les téléviseurs, les caméras, les consoles de jeux, les voitures… En 2023, Arm Holdings Limited a fourni à ses clients la technologie nécessaire à la fabrication de 30 milliards de puces de haut gamme et surtout avec une très faible consomation d’énergie. Et comme les autres acteurs, elle bénéficie de la demande insatiable de puissance de calcul consécutive à l’envolée de l’intelligence artificielle (IA). Cet appel d’air concerne toutes les gammes de microprocesseurs : de la puce Nvidia à 40 000 dollars nécessaire à l’entraînement des modèles d’IA aux processeurs spécialisés.
