Le spécialiste néerlandais des machines lithographiques traverse une période difficile, subissant un double coup dur.
D’une part, les nouvelles restrictions américaines sur les exportations de puces vers la Chine ont affecté l’ensemble du secteur des semi-conducteurs et des équipements technologiques, en freinant la demande pour les équipements de lithographie utilisés dans la production de puces. Cette évolution géopolitique pèse sur les perspectives de croissance du groupe, qui pourrait voir ses revenus impactés à court terme en raison de la dépendance croissante des clients chinois vis-à-vis des équipements étrangers.
D’autre part, le groupe a publié des résultats trimestriels décevants, enregistrant seulement 3,9 milliards d’euros de commandes, bien en deçà des 4,89 milliards d’euros attendus par le marché. Cette sous-performance par rapport aux prévisions suggère une faiblesse persistante dans la demande globale de machines lithographiques, mettant en lumière les défis structurels auxquels l’entreprise est confrontée.
En comparaison, des concurrents comme ASML, leader du secteur, ont continué à afficher une solide performance, bénéficiant de leur position dominante et de la demande soutenue pour des technologies avancées dans la production de puces. Les sociétés comme Nikon et Canon, bien que concurrentes sur certains segments, semblent avoir une exposition plus limitée aux effets des restrictions commerciales, leur portefeuille de produits étant plus diversifié et moins concentré sur la Chine.
En conséquence, l’action du groupe néerlandais pourrait subir une pression prolongée, à moins qu’une reprise de la demande dans les secteurs stratégiques ou des ajustements de stratégie pour contourner les restrictions commerciales ne permettent de redresser la situation.
