Richemont, propriétaire de marques emblématiques telles que Cartier, Van Cleef & Arpels et Piaget, continue de se distinguer dans un secteur du luxe confronté à des vents contraires. Grâce à la performance remarquable de sa division joaillerie, le groupe suisse affiche des résultats solides pour l’exercice clos le 31 mars 2025.
La joaillerie, moteur de croissance
La division joaillerie de Richemont a enregistré une croissance de 8 % de son chiffre d’affaires, atteignant 15,3 milliards d’euros, soit environ 71 % des ventes totales du groupe. Cette performance a permis de compenser le recul de 13 % de la division horlogerie, affectée notamment par le ralentissement du marché chinois. Les Maisons de Joaillerie ont dégagé un résultat d’exploitation de 4,9 milliards d’euros, en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente, ce qui correspond à une marge solide de près de 32 %.
Dynamique régionale contrastée
Sur le plan géographique, Richemont a bénéficié d’une croissance à deux chiffres dans plusieurs régions : +16 % en Amérique, +13 % en Europe, +25 % au Japon et +15 % au Moyen-Orient et en Afrique. En revanche, la région Asie-Pacifique a enregistré une baisse de 13 %, principalement en raison du ralentissement économique en Chine
Perspectives et stratégie tarifaire
Malgré un environnement économique incertain, Richemont adopte une approche prudente en matière de tarification. Contrairement à certains concurrents, le groupe a évité des hausses de prix agressives, préférant des ajustements ciblés pour préserver sa compétitivité et sa relation avec la clientèle. Cette stratégie, combinée à une gestion rigoureuse des coûts, a permis d’atténuer l’impact de la hausse des matières premières sur la rentabilité.
Conclusion
Dans un contexte où le secteur du luxe et affluent fait face à des défis, Richemont tire son épingle du jeu grâce à la solidité de sa division joaillerie et à une stratégie tarifaire mesurée. Le groupe affiche une croissance annuelle de 4 % de son chiffre d’affaires, atteignant 21,4 milliards d’euros, et un bénéfice net en progression de 16,8 % à 2,75 milliards d’euros. Ces résultats témoignent de la résilience de Richemont et de sa capacité à s’adapter aux évolutions du marché
