Eramet, le groupe minier et métallurgique français, a perdu 11,83 % cette semaine après le départ forcé de son directeur général et la dégradation de sa dette à « B » par Fitch, reflétant un endettement élevé et l’inquiétude croissante des investisseurs.
Fondé en 1880 sous le nom de Société Le Nickel et devenu Eramet en 1991, le groupe se spécialise dans l’extraction de nickel et de manganèse, les métaux de spécialité et les alliages haute performance pour des secteurs allant de l’aéronautique à la mobilité électrique. Son exposition aux métaux stratégiques en fait un acteur clé de la transition énergétique mondiale, notamment via le nickel pour batteries et autres applications industrielles.
Le départ du CEO survient sous la pression du conseil d’administration et des investisseurs, motivée par des performances opérationnelles décevantes, un endettement élevé et la volatilité des marchés des matières premières. Les analystes soulignent que l’instabilité à la tête de l’entreprise, combinée à la faiblesse de ses indicateurs de crédit, accentue l’inquiétude des marchés quant à la capacité du groupe à exécuter sa stratégie de croissance et à conserver sa flexibilité financière.
Pour les investisseurs, Eramet représente un cas à haut risque mais à fort enjeu : une société disposant d’actifs stratégiques et d’un potentiel de croissance, mais contrainte par son endettement, le turnover de sa direction et la volatilité du secteur. Une approche prudente et un suivi étroit des développements opérationnels et financiers sont recommandés.
