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Ericsson : l’investissement producteur d’alpha

La transformation du secteur de la télécommuncation vers le cloudÊtre connecté : la transformation

Ericsson met en œuvre et fabrique les équipements réseau et logiciels. L’entreprise propose également les services relatifs aux activités et réseaux. Son portefeuille comprend un ensemble de produits destinés à de nombreux marchés (entreprises, câbles, plateformes mobiles et modules d’alimentations). 

Dans le cas d’un investissement
Les systèmes de télécommunication actuels (fixes, mobiles, Internet et informatique) auront un effet perturbateur à un moment donné. Les bouleversements qui surviennent dans le secteur industriel et leur rapidité peuvent être mesurés à travers les chiffres :

  • Opportunité : entre 2006 (l’ère qui a précédé l’arrivée de l’I-Phone) et aujourd’hui, le marché des téléphones portables a connu une croissance de zéro à 260 milliards d’USD. Cette tendance devrait se poursuivre.
  • Nombre d’utilisateurs potentiels : le nombre d’utilisateurs d’Internet est parti de zéro pour atteindre 3 milliards d’utilisateurs dans le monde en moins de 20 ans. Ce volume continue d’augmenter.
  • Volume : le nombre toujours croissant d’applications devrait s’appuyer sur un trafic et des capacités plus élevées. D’ici à 2020, le trafic aura doublé.
  • Le marché SaaS : le modèle de marché SaaS devrait devenir dominant et nécessitera plus de capacités sur le cloud.
  • Prix : la baisse des prix observée ces 50 dernières années est incroyable : l’ordinateur le plus puissant en 1969 coûtait 32 millions d’USD (ramené à la valeur actuelle de l’USD). Aujourd’hui, l’I-Phone 4 est commercialisé à 135 USD.

Le mouvement de l’infrastructure des réseaux vers le cloud s’accentue et conduit au désordre dans le secteur des équipements de télécommunication. La technologie cloud risque également de perturber les sous-secteurs, fournisseurs d’équipements télécom et centres de données. Les nouveaux modèles en passe d’émerger sont le Software-Defined Networking (SDN) et le Network Functions Virtualization (NFV). Le premier vise à créer les réseaux capables de s’adapter aux innovations ; le second diminue les dépenses d’investissement et d’exploitation, le besoin en surfaces et la consommation d’électricité. La faculté à se montrer extensible et la facilité à se déployer deviendront primordiales dans le futur pour les opérateurs, puisque chaque 18 mois en moyenne, la capacité du cloud doublera.

Ces dernières années, Ericsson a poursuivi une stratégie d’investissement et de croissance à travers des acquisitions, mais aussi de façon organique. La société Ericsson est à la fois d’envergure et son titre figure parmi les meilleurs marchés du secteur (6,6 EV/EBITA).

Éléments déclencheurs de la hausse

  • Ces 5 prochaines années, la virtualisation du réseau générera une croissance des ventes, à un taux soutenu de 13 % par an.
  • Le marché se transforme et favorise les produits de classes supérieures (c’est la fin du modem). 
  • Le trafic Internet augmente constamment et nécessite des opérateurs capables de se renouveler, d’élargir leurs capacités sur une base régulière. Les dépenses d’investissements sont à la traîne et un rattrapage devrait intervenir.   
  • Les modèles d’affaires (SaaS)de services sur Internet représentent aujourd’hui 8 % du volume d’activité. Une hausse du volume permettra à Ericsson de gagner encore des prospects.
  • Un retour au taux historique de marges d’exploitation (14 % et aujourd’hui 11 %) pourrait aboutir sur une réévaluation des prix de l’action de plus de 40 %.