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Etablissementen Franz Colruyt NV

Colruyt fait face à une pression macro-économique (inflation modérée, consommation faible), à une concurrence accrue localement et à des résultats financiers décevants, amplifiant l’incertitude. Toutefois, ses initiatives stratégiques dans l’immobilier, l’IT, le foodservice et l’approvisionnement international constituent des leviers de diversification et de création de valeur à moyen terme.

📉 Contexte économique

  • Baisse du cours (-6,63 %) suite à l’annonce d’une perte de parts de marché persistante en Belgique, dans un contexte où la concurrence s’intensifie et la demande est de plus en plus atone.
  • Perspectives prudentes :
    Colruyt a revisité ses prévisions 2024/25, anticipant une croissance des ventes limitée autour de +1 %, avec un bénéfice net en recul significatif et un résultat d’exploitation en légère baisse.
  • Marché hypercompétitif :
    Le groupe fait face à la pression des magasins concurrents tels que Delhaize, Carrefour, Aldi, Lidl, notamment avec davantage d’ouvertures le dimanche. Colruyt maintient sa stratégie “lowest price”, mais peine à se démarquer.
  • Rebond modéré :
    Après la révision, Colruyt observe un début d’amélioration depuis début 2025, mais le terrain reste fragile.

 

📊 Recommandation d’analyste – Neutre à Sous-pondérer

Points positifs à retenir :

  • Leader national avec près de 31 % de part de marché malgré le recul.
  • Stratégie prix agressive et solides initiatives B2B (Colruyt Professionals) et dans le format city (Okay Compact).
  • Contrôle des coûts et efficacité opérationnelle.

⚠️ Zones de risque :

  • Pression concurrentielle intense, notamment sur l’ouverture dominicale dans un cadre réglementaire parfois jugé défavorable par la Direction.
  • Croissance des ventes stagnante, faiblement liée à la plate-forme économique.
  • Visibilité limitée pour l’exercice 2025/26, compte tenu du marché national mature.

 

🎯 Verdict : Neutre / Sous-pondérer

Raisons :

  • Le modèle économique reste solide, mais l’élan de croissance s’essouffle dans un marché saturé.
  • Le potentiel d’amélioration stratégique existe à travers les formats B2B et city, mais le momentum est faible.
  • Le titre n’est pas attractif tant que la concurrence ne faiblit pas ou que les innovations commerciales apportent un nouveau souffle.