Le constructeur italien des voitures jaune cumule les bons résultats financiers, pour l’exercice 2023, dépassé le milliard d’euros de bénéfices – c’est une première ! Ses performances vertigineuses n’ont rien à envier à celles de l’univers du luxe.
Cette semaine, Maranello était en ébullition pour deux raisons : a) Lewis Hamilton devrait rejoindre la tout aussi mythique Scuderia en 2025, et b) la divulgation par l’entreprise italienne de performances financières vertigineuses.
D’après les données publiées par la société, son chiffre d’affaires 2023 s’élève à 5,9 milliards d’euros, soit 17,2 % de plus que l’année précédente. Côté résultat net, il a atteint 1,25 milliard d’euros, contre 939 millions en 2022. C’est en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique que l’on s’arrache le plus les bolides italiens (avec 44 % des livraisons en 2023). L’Amérique du Nord tourne aussi de la tête pour Ferrari (28 % de ses clients, en hausse de 10,6 % par rapport à 2022). Les ventes en Chine, à Hongkong et Taïwan restent limitées (11 %).
Les bénéfices avant intérêts et impôts de Ferrari (EBIT) grimpent à 27,1 % en 2023, contre 24,1 % en 2022. L’entreprise italienne a gagné en moyenne 91 488 euros pour chaque véhicule livré en 2023. Soit 20 000 euros de plus qu’en 2022. Loin, très loin, des standards du secteur automobile, qui frise avec des marges inférieur à € 1’000 par voiture.
L’art de faire un produit de luxe rare
Ces résultats sont portés par les séries spéciales, comme la 812 Competizione, dont les prix de vente sont nettement plus élevés. Le cheval cabré s’appuie aussi sur le succès du Purosangue, son tout premier modèle à quatre portes et quatre places. Pour l’ensemble de sa gamme, la demande est très forte, mais Ferrari ne déroge pas à la règle sur laquelle se base son succès : raréfier l’offre. Ainsi, le constructeur italien n’a livré que 13 663 véhicules dans le monde l’an dernier, certes en hausse de 3,3 %…
Les données de la société italienne sont plutôt à comparer à celles de l’univers du luxe. D’ailleurs, lors de l’introduction en Bourse de Ferrari, Sergio Marchionne, alors patron de FCA, actionnaire de la marque au cheval cabré, avait affirmé que Ferrari n’était plus un constructeur automobile, mais une entreprise de luxe. Son modèle de rentabilité était Hermès, groupe français spécialisé dans l’horlogerie et la maroquinerie, hautement performant. En Bourse, l’Italien n’a rien à envier au dynamisme des maisons de luxe françaises – fort dommage pour les français qui ont un concurrent inattendu.
Aujourd’hui, Ferrari est contrôlée par la famille Agnelli – via sa holding Exor – et Piero Ferrari, fils du fondateur, qui ont signé un pacte d’actionnaire. Ensemble, ils détiennent environ 51,67 % des droits de vote.
Les résultats records de 2023, les ambitions que nous avons pour 2024 et la visibilité exceptionnelle de notre carnet de commandes nous permettent de viser avec une confiance accrue la partie haute de nos objectifs pour 2026. Selon le plan stratégique présenté en juin 2022, Ferrari table sur un chiffre d’affaires jusqu’à 6,7 milliards d’euros à l’horizon 2026. Pour atteindre cet objectif ambitieux, le constructeur a prévu de lancer quinze nouveaux modèles sur la période 2023-2026, dont . sa première voiture entièrement électrique., l’année prochaine.
Quelle transformation !
