Le britannique Petershill Partners, véhicule coté de la division Asset Management de Goldman Sachs, a vu son cours bondir de plus de +32 % après l’annonce de son retrait de la cote londonienne. La société, qui détenait des participations dans plusieurs sociétés de gestion alternative, va distribuer à ses actionnaires 921 millions de dollars (soit 4,15 USD par action), avant de redevenir une société privée le 4 décembre, sous réserve des autorisations réglementaires.
Environnement économique actuel
Cet événement intervient dans un contexte où :
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Les marchés publics connaissent une volatilité accrue, avec une forte pression sur les valorisations boursières.
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Les acteurs du capital-investissement et de la gestion alternative privilégient de plus en plus la flexibilité du non-coté, qui permet d’éviter la contrainte des marchés publics et de gérer plus librement la stratégie d’allocation du capital.
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Les investisseurs recherchent des poches de rendement stables et peu corrélées aux marchés traditionnels, ce qui soutient la demande pour les sociétés d’investissement alternatives.
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Le retrait de Petershill illustre aussi la tendance croissante à la privatisation : de nombreuses sociétés considèrent que la valorisation en Bourse ne reflète pas leur valeur intrinsèque, et préfèrent se tourner vers des structures privées soutenues par des investisseurs institutionnels.
Recommandation d’investissement
Bien que Petershill lui-même quitte la cote, ce cas met en lumière une opportunité plus large :
👉 posséder des actions de sociétés exposées à la gestion alternative et au capital-investissement, qui bénéficient de :
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Flux de revenus stables via les frais de gestion et de performance, même en période de volatilité boursière.
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Potentiel de croissance structurelle, alimenté par la demande institutionnelle (fonds de pension, fonds souverains, family offices) pour des actifs non cotés.
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Capacité à redistribuer du capital aux actionnaires, comme le montre l’exemple de Petershill avec son retour massif de cash.
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Diversification, car les stratégies alternatives (private equity, private credit, hedge funds) sont faiblement corrélées aux cycles traditionnels actions/obligations.
Pourquoi détenir ce type d’actions ?
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Elles représentent une exposition défensive et diversifiée dans un environnement macroéconomique instable.
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Elles offrent un rendement attractif et une meilleure visibilité des cash-flows.
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Elles sont au cœur d’une tendance structurelle : la montée en puissance du private markets face aux marchés publics.
👉 Des acteurs cotés comme Blackstone, Partners Group ou Apollo Global Management constituent des alternatives attractives pour capter cette dynamique.
