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Le monde en réseau

Le monde en reseau - Vodafone PLCVodafone Group PLC — VOD

Vodafone est à la fois une des plus importantes entreprises britanniques et un groupe d’envergure mondiale de télécommunications sans fil, avec un nombre impressionnant de clients directs ou indirects (à travers ses partenariats) : plus de 408,6 millions. Elle opère depuis le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, l’Inde et l’Afrique du Sud. Toujours à travers ses partenariats, elle est présente dans presque chaque pays autour du globe. Elle évolue avec l’objectif de devenir le leader de la communication dans ce monde interconnecté. Elle détient également une participation de 45 % de Verizon Wireless aux États-Unis, soit 60 % de son résultat opérationnel ajusté à l’heure actuelle. Elle procède en ce moment à la vente de cette part à Verizon Communications pour un montant de 130 milliards d’USD.  

Les difficultés économiques en Europe et plus précisément, dans les pays émergents d’Europe ont affecté et fragilisé Vodafone ces derniers trimestres. La faiblesse actuelle devrait persister encore. Par le passé, les opérations en Europe septentrionale se nourrissaient de réinvestissements continus ; à présent, Vodafone tire profit de conditions plus stables. Hors sol européen par ailleurs, l’activité s’établit au-delà des pronostics ; la croissance moyenne du nombre de clients devrait donc atteindre un taux de 1,25 %.

C’est à travers les acquisitions que Vodafone a établi son activité historique. Elle s’est attelée à constituer un portefeuille équilibré de participations. Les avantages de sa politique sont multiples : les données clients répertoriées par ce biais, mais aussi des frais d’itinérances réduits par rapport à la plupart de ses concurrents. Une fois le réseau sans fil établi partout, Vodafone pourra s’étendre à un rythme plus rapide encore. Mais ces acquisitions ont un prix. La dernière en date, Kabel Deutschland, s’est opérée avec une prime de 30 % ; elle rapporte maintenant 30 milliards de livres sterling et est amortie en moyenne à hauteur de 8 milliards de livres sterling par an depuis 2006.

Le marché des télécommunications se transforme et les nouvelles technologies comme la 4G se déploient. La croissance organique du nombre de clients en fonction de la connectivité est limitée. À présent, une entreprise de télécommunications doit s’axer sur les ventes de contenus et de services. Vodafone semble avoir pris bonne note de ses faiblesses en la matière. L’acquisition de Kabel Deutschland, dotée d’un réseau solide de fibres optiques, démontre son implication dans cette nouvelle bataille pour élargir sa clientèle. 

Vodafone a annoncé dernièrement un programme d’investissement de 7 milliards de livres sterling, nommé « Project Spring », ciblant la relance de son activité. Des efforts supplémentaires devront intervenir afin d’obtenir plus de ventes d’abonnements familiaux, une augmentation de l’utilisation des tablettes et par conséquent, des revenus récurrents sécurisés. Le revenu moyen par utilisateur devrait augmenter de 2 % à la suite de ces mesures. 

Forces et faiblesses, analyse fondamentale : 
Forces :

  • La vente de Verizon Wireless clôt le processus de rationalisation des avoirs de Vodafone.
  • L’activité de Vodafone est génératrice de flux de trésorerie constants, utilisés pour les acquisitions, les versements de dividendes et les plans d’investissements (comme le « Project Spring »).
  • Vodafone est un des seuls leaders réellement mondiaux en matière de télécommunication mobile.
  • L’acquisition de Kabel Deutschland visait à étendre l’activité de Vodafone au marché traditionnel des transferts de données.
  • Vodafone est bien placée pour tirer profit du marché à fort potentiel des données. 

Faiblesses

  • Le marché des télécommunications devient plus efficace et se mondialise chaque jour. La concurrence s’accroît dans le même temps et la pression sur les prix augmente.
  • Le marché des mobiles est très réglementé ; la concurrence y est rude ; les frais d’itinérances réduisent à la fois les bénéfices et le potentiel de croissance des intervenants.  Vodafone a par le passé payé ses acquisitions au-delà du prix requis.
  • Les nouvelles technologies introduites coûtent cher. De plus, elles ajoutent à la pression sur les prix.
  • Une grande part de l’activité de Vodafone se constitue hors de son sol natal, entre autres, dans les régions émergentes. Elle est donc très sujette aux risques macro-économiques ou sur les taux de change. 

Profil d’investissement, opportunité d’investissement et intégration de gestion d’actifs

Unité de mesure: Notation:
Risque opérationnel : Moyenne
Croissance attendue :

Moyenne

Ident. et explo.des trends séculaire: Moyenne
Avantage compétitif : Moyenne
Capacités de gestion : En-dessous de la moyenne
Solidité financière : Moyenne
Orientations d’investissement : Groupe«Best-in-Class»:
Telecom,
Emerging Market Exposure


Échelle de prix:

Achat: Uniquement pour nos clients
Vente: Uniquement pour nos clients
Stop-Loss : Uniquement pour nos clients
Juste valeur: Uniquement pour nos clients