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L’économie suisse : un contexte sous pression, mais résilient

L’économie suisse traverse une phase complexe. Plusieurs tendances de fond se superposent :

Ralentissement mondial

La demande internationale faiblit, notamment en Europe et surtout en Chine, où la consommation peine à repartir. Pour un pays très dépendant des exportations, cela crée des vents contraires.

Coûts d’accès aux grands marchés en hausse

Comme le souligne l’article, la Suisse doit désormais payer le prix fort pour conserver un accès privilégié aux grands marchés :

  • Accord avec les États-Unis  baisse des droits de douane… contre 200 milliards d’investissements promis.
  • Accord de libre-échange avec l’Inde  engagement d’investissements de 100 milliards sur 15 ans.

L’accès commercial devient plus conditionné, plus politique, et plus coûteux.

Baisse des flux d’investissements entrants

Les IDE (investissements directs étrangers) vers la Suisse diminuent depuis 2018, selon les données de la CNUCED. Cela pose la question de l’attractivité économique du pays dans un environnement de concurrence globale accrue.

Résilience à l’américaine

En revanche, les flux entre la Suisse et les États-Unis restent relativement stables.
Les États-Unis demeurent un marché phare, dynamique, technologiquement avancé, avec un pouvoir d’achat solide, un contraste marqué avec la Chine.

 

L’accord douanier Suisse–États-Unis : un tournant stratégique

La réduction des droits de douane américains de 39% à 15% représente un avantage important pour les exportateurs helvétiques. En échange, Berne s’engage à un volume massif d’investissements :

  • 200 milliards de dollars annoncés, dont 67 milliards en 2026.
  • Participation de grandes multinationales suisses : ABB, Stadler Rail, Roche, Novartis.
  • Engagements encore loin d’être totalement financés, mais politiquement structurants.

Cet accord, même si les montants finaux ne seront probablement pas atteints, offre un choc de compétitivité immédiat aux entreprises exportatrices.

 

⌚️ L’impact pour l’horlogerie suisse (Swatch Group, Richemont…)

L’horlogerie est l’un des secteurs les plus emblématiques, et les plus exposés, de l’économie suisse.

Un secteur hyper-exportateur

Environ 95% de la production horlogère est exportée, dont une part significative vers :

  • les États-Unis (marché numéro 1 ou 2 selon l’année),
  • la Chine,
  • l’Europe.

La baisse des droits de douane aux États-Unis représente donc un levier direct de croissance.

Gagnants potentiels immédiats

Les marques les plus exposées au marché américain bénéficient particulièrement :

  • Swatch Group (Omega, Longines),
  • Richemont (Cartier, Piaget, IWC).

Pour Swatch Group :

  • Les États-Unis constituent un marché stratégique pour Omega et Longines.
  • La baisse tarifaire améliore les marges.
  • La visibilité commerciale augmente dans un environnement mondial incertain.

 

💡 Recommandation d’investissement: pourquoi l’action Swatch Group est attractive

Un levier douanier positif sur un marché essentiel

La réduction de 39% → 15% des droits de douane renforce la compétitivité des marques phares de Swatch aux États-Unis.

Position forte dans la reprise de la demande premium

La montre mécanique premium reste l’un des segments les plus dynamiques du luxe.
 Omega et Longines sont idéalement positionnées.

Intégration verticale rare dans le luxe

Swatch maîtrise la fabrication de ses composants et mouvements.
 → Résilience, contrôle des coûts, protection des marges.

Liquidité solide et valorisation raisonnable

L’action Swatch offre généralement un point d’entrée plus attractif que Richemont ou LVMH dans les montres & joaillerie.

L’accord Suisse–États-Unis joue le rôle de catalyseur

Il apporte :

  • amélioration des marges,
  • possibilité d’élargir les volumes aux US,
  • meilleure prévisibilité du cash-flow,
  • soutien de moyen terme à la valorisation.

 

Conclusion :
Swatch Group apparaît comme un gagnant naturel de l’accord économique avec Washington et un moyen de s’exposer à la résilience du marché américain du luxe tout en bénéficiant d’un titre au potentiel de réévaluation.