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Les métaux stratégiques sont sous nos pieds

La présidente de la Commission européenne, Mme Ursula Von der Leyen, a affirmé l’année passée : “Le lithium et les terres rares seront bientôt plus importants que le pétrole et le gaz” ! En quelque sorte, elle a raison.

Le maillon faible de la transition énergétique est sans doute l’extraction et le raffinage des terres rares et d’autre métaux stratégiques comme le tungstène, le cobalt, le cuivre, le chrome, le nickel, le molybdène, le titane, le lithium, le tantale, le béryllium et certains platinoïdes (platine, palladium et rhodium. Les terres rares sont composées de 17 éléments : 15 lanthanides : lanthane, cérium, praséodyme, néodyme, prométhium, samarium, europium, gadolinium, terbium, dysprosium, holmium, erbium, thulium, ytterbium et lutécium, ainsi que scandium et yttrium. Parmi les terres rares, seul le praséodyme, le néodyme et le dysprosium sont des métaux stratégiques.

Les métaux stratégiques regroupent une cinquantaine de métaux considérés comme indispensables pour l’industrie, les technologies de pointes vertes et le high tech. Ces métaux sont au cœur d’enjeux économique et géopolitiques planétaires. Les métaux les plus stratégiques sont : le lithium, le cobalt, le gallium, le tungstène, le platine, le palladium, le fluor, et le graphite. Il n’y a pas de critères spécifiques pour définir si un métal est stratégique. En principe, un métal est classifié si et uniquement si les quatre conditions sont remplies :

  • une production faible,
  • la matière est un sous-produit obtenu par des technique de pointe,
  • fluctuation de prix importantes entraînant des crises et des pénuries, et
  • le produit à une importance et est indispensable à l’industrie.

Selon l’interlocuteur et l’analyse, les perspectives du secteur des métaux stratégiques varient, mais ils sont plus ou moins semblable – les gisement sont là nous nos pieds.

En effet, des gisements, plus ou moins intéressants, sont enfouies dans le manteau terrestre un peu partout à travers le globe. Pour des raisons pratiquent et géologiques seuls les gisements à ciel ouvertes ont été favorisé jusqu’à présent. Les besoins en minerais et métaux critiques. Pour permettre la transition énergétique, la production doit être multiplié par 3,5 dans le monde d’ici à 2030. Cette demande poussera les exploitant à ouvrir des sites souterrains, réactiver des anciennes exploitations et procéder l’extraction, si possible, avec des nouvelles méthodes comme le in-situ leaching.

Pour accomplir la mission de la neutralité carbone, d’énormes efforts économiques et financiers, doivent être concédé. Cela est particulièrement véridique en Europe ou les sites de terres rares sont proches des zones d’habitation.

Sur le vieux continent la préoccupation d’être automne sur un plan énergétique est au plus haut. L’exécutif européen multiplie les initiatives pour le développement d’une infrastructure downstream et upstream européen. Elle est au cœur de la transition énergétique au sens large. Il s’avère que les métaux stratégiques sont indispensables à l’économie entier et en particulier aux secteurs des transports et des nouvelles technologies. Un grand nombre de produits et de procédés de fabrication de haute technologie, notamment de technologies récentes ou « d’avenir » y sont fabriqués : Nous avons : les batteries, les écrans, les téléphones portables, les processeurs (CPU/GPU), les ampoules basse consommation (LED), les véhicules hybrides, les rotors d’éoliennes, les imageries médicales, et bien d’autres.

Aujourd’hui, le principe de recommencer l’exploration minière en Europe est globalement acquis – mais depuis les années 1970, le sujet était un tabou. La désindustrialisation provoquait une perte d’intérêt et de compétences. Même la recherche ne s’intéressait plus à savoir qu’a-t-il dans notre sous-sol n’attirait plus.

Il faillait la crise du Covid, la guerre en Ukraine, et la monopolisation de la production mondiale TR par la Chine que l’intérêt pour la production minerais européen revient. Il semble que cette fois-ci, un bon nombre de dossiers avancent rapidement et surtout, il y a un soutien politique ! La grande question reste, à partir de quel moment le soutien de nos élus va régresser ? Il bon de savoir que nos élus se nourrissent et se comportent comme le secteur de la fast-fashion – vivre en perméance avec un battage médiatique très gavant et de passer d’un sujet à l’autre sans se préoccuper de la finalité du premier.