Les banquiers centraux américains se sont employés cette semaine à préparer les investisseurs à une vigoureuse offensive contre la hausse des prix. Il était temps! Mais le marché n’est pourtant pas rassuré. La Fed sera-t-elle capable de réduire ses mesures de soutien à marche forcée sans faire voler en éclats la dynamique économique ? C’est la question à plusieurs milliards de dollars du moment.
La position agressive de la banque centrale, confirmée par le compte-rendu de la dernière réunion de mars, a fait se tendre les rendements obligataires. La dette américaine est rémunérée 2,71% sur 10 ans. Pour mémoire, ce taux était de 2,15% il y a quinze jours, et de 1,97% il y a un mois. Les rendements des échéances de long et de moyen terme s’entremêlent, signe d’une certaine confusion chez les investisseurs.
Sur le marché des changes, l’euro a perdu 2% sur la semaine contre le dollar à 1,0895 USD. La Fed est bien plus va-t-en-guerre que la BCE en ce moment. Mais la plus grosse glissade de la semaine est à mettre au passif du billet vert, qui rend 10% au rouble, à 76,50 RUB pour 1 USD. La moitié du creux enregistré il y a un mois, à 154 RUB pour 1 USD, et une parité qui renoue avec ses niveaux d’avant-guerre en Ukraine.
La joie a finalement été de courte durée pour les crypto-investisseurs. Toujours lié aux hanches du Nasdaq, le bitcoin suit de près les signes de nervosité de l’indice américain mais, bien évidemment, avec des variations plus importantes. Après s’être hissé, en début de semaine, proche des 48 000$, la devise numérique s’est délestée de plus de 8% et son cours gravite désormais autour des 43 000$ à l’heure où nous écrivons ces lignes.
