L’or retrouve une dynamique positive et enregistre une deuxième semaine consécutive de hausse autour de 4 800 USD l’once, porté par l’annonce d’une trêve temporaire de deux semaines entre les États‑Unis et l’Iran. Cette accalmie a immédiatement détendu les prix pétroliers, réduisant les anticipations d’inflation et redonnant de l’attrait au métal jaune, traditionnellement favorisé lorsque les taux réels se stabilisent ou reculent. Les données récentes montrent que l’or a progressé d’environ 2 à 3 % dans la foulée de la trêve, soutenu par un repli des rendements obligataires et une demande persistante pour les actifs refuges malgré l’amélioration apparente du climat géopolitique.
Cette hausse reste toutefois fragile. Les déclarations faisant état de violations du cessez‑le‑feu et la poursuite des affrontements dans la région ont limité les gains du métal précieux. Les marchés testent en permanence la solidité de la trêve, conscients que la moindre escalade pourrait inverser la tendance. Les analystes soulignent que la détente actuelle repose sur un équilibre précaire : si la trêve se confirme, l’or pourrait consolider ses niveaux actuels, mais si les tensions repartent, la volatilité pourrait s’intensifier.
Du côté des métaux industriels, le cuivre progresse nettement et atteint environ 12 700 USD la tonne à Londres, son plus haut niveau depuis trois mois. Cette hausse s’inscrit dans un contexte de stabilisation du sentiment de marché après la trêve, mais aussi dans une dynamique structurelle portée par la demande liée à l’électrification, aux infrastructures énergétiques et à l’essor des technologies nécessitant des matériaux conducteurs. Les indices spécialisés montrent une progression cohérente avec ce mouvement, reflétant un regain d’appétit pour les actifs cycliques.
Pour un investisseur, cette configuration illustre la dualité actuelle du marché des métaux. L’or reste un actif refuge recherché dans un environnement géopolitique instable, mais sa trajectoire dépendra étroitement de l’évolution des négociations entre Washington et Téhéran. Le cuivre, à l’inverse, bénéficie d’un soutien structurel lié à la transition énergétique et à la demande industrielle, mais reste sensible aux variations du sentiment macroéconomique global. La volatilité devrait rester élevée tant que la situation au Moyen‑Orient ne se stabilise pas durablement.
