Nvidia, la firme de San José, a annoncé le 16 avril être soumise à de nouvelles restrictions américaines sur ses exportations vers la Chine, un développement qui pourrait avoir un impact significatif sur ses résultats financiers.
L’entreprise estime que ces nouvelles mesures pourraient entraîner une perte de revenus de l’ordre de 5,5 milliards de dollars, affectant principalement ses ventes de puces graphiques et de processeurs, des secteurs clés pour l’entreprise. Cette estimation a provoqué une révision à la baisse des prévisions de bénéfices pour l’année en cours, entraînant une pression sur l’action de Nvidia, qui a subi une chute importante. L’impact est également visible sur l’ensemble du secteur des semi-conducteurs, plusieurs autres acteurs, tels qu’AMD et Intel, enregistrant également des baisses significatives de leur capitalisation boursière.
Comparée à d’autres géants du secteur comme Qualcomm ou Broadcom, qui bénéficient d’une exposition plus diversifiée à différents marchés et segments (5G, logiciels, etc.), Nvidia apparaît plus vulnérable aux perturbations liées aux restrictions géopolitiques, en raison de sa forte dépendance vis-à-vis du marché chinois, un des plus grands consommateurs de ses technologies.
Cette situation met en lumière la fragilité des entreprises du secteur face à l’escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. En conséquence, les investisseurs commencent à évaluer le potentiel de rebond des titres du secteur en fonction de leur diversification géographique et de leurs stratégies d’adaptation aux nouvelles régulations internationales.
