Perspectives pour le marché et autres considérations pour ces prochains trimestres.
- Sur le plan mondial
- 2016 connaîtra deux étapes :
- La première : ériger en objectif le mythe de la normalisation
- La croissance mondiale et les statistiques d’inflation vont représenter une bonne surprise (les coups de pouce fiscaux sont négligés dans les régions développées).
- Les tensions sont moins marquées sur les taux de change de l’énergie et du pétrole ; le potentiel de hausse à court terme de l’USD restera limité.
- Les secteurs des biens de consommation et de la construction devraient renforcer l’amélioration générale.
- La seconde : un compromis croissance-liquidités moins attractif
- Les principaux indicateurs devraient culminer vers la fin de l’année 2016.
- Les taux de la Fed seront à 1 % au mois de septembre.
- Les flux des régions émergentes devraient augmenter entraînant une instabilité sur le marché obligataire (de qualité) ; puis un mouvement de ralliement à l’USD devrait précéder sa chute à des niveaux plus bas qu’aujourd’hui.
2. Points d’inflexion :
- Dans les régions émergentes : cette dernière année a donné lieu à des ajustements monétaires en termes réels.
- En Europe : l’année sera consacrée à réparer les dommages causés par la crise.
- Aux États-Unis : ce sera la dernière année de bonne conjoncture avant une récession importante en 2017.
- Pétrole : les prix de l’énergie devraient baisser avant de se stabiliser pour les années à venir.
Aux États-Unis :
- La courbe du Trésor devrait, selon nous, se redresser.
- Le prix des matières premières devrait chuter à un niveau très bas.
- Le marché américain des actions inaugurera probablement un cycle positif lors du dernier trimestre.
En Europe :
- Les possibilités de croissance, bien que modérées, sont supérieures à la moyenne et relativement solides.
- Les conditions financières favorables devraient persister jusqu’en 2018.
- La compétitivité accrue se fonde sur une monnaie bon marché et est appuyée dans la plupart des pays européens, à l’exception de régions comme la France.
- « Des barbares sont à nos portes » : le système politique européen fait face à une prise de conscience justifiée : ses frontières ne sont pas hermétiques et l’Europe ne peut pas endosser le double rôle de pompier et de pyromane. Une approche plus pragmatique est nécessaire ; sinon, de plus en plus de représentants de l’extrême droite seront élus et portés à des postes gouvernementaux. Le problème trouvera quoiqu’il arrive une solution ; mais de quelle manière ?
Quels sont les risques
Politique :
- Élection aux États-Unis : Donald Trump va-t-il devenir président ? Ou est-ce que Madame Clinton sera élue ?
- Le Brexit (ou l’éventuelle sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne) : le gouvernement britannique se montre indécis et ne soutient pas le statu quo.
- Crise des réfugiés en Europe (ou « les barbares sont à nos portes »)
- La déflation peut s’amplifier dans le secteur manufacturier (les surcapacités ne peuvent être corrigées ; les gouvernements appliquent dans ce domaine des politiques inappropriées).
- Une rétrogradation des pays émergents peut entraîner une plus grande aversion envers les risques ; de là, les économies européenne et américaine seraient affectées. L’Europe reste plus particulièrement exposée sur les marchés développés que les États-Unis.
