La semaine a été marquée par un climat d’incertitude malgré la fin du shutdown américain. Les marchés financiers, qui auraient pu se stabiliser, restent au contraire nerveux face aux interrogations persistantes sur la politique monétaire, des publications trimestrielles inégales et un environnement géopolitique tendu. Ce contexte crée un paradoxe : une économie mondiale résiliente, portée par l’innovation et une demande privée solide, mais des marchés hésitants face à des risques politiques et macroéconomiques très présents.
Environnement économique actuel
A. Macroéconomie et marchés financiers
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Les indices boursiers marquent une pause, malgré la fin du shutdown, les investisseurs préférant réduire leur exposition dans un contexte d’incertitude monétaire.
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Les statistiques économiques américaines restent limitées, retardées par le shutdown, rendant la trajectoire de la Fed plus difficile à anticiper.
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Le 10 ans américain teste une résistance autour de 4,16 %, signe d’un marché obligataire en attente d’un signal clair de la Fed.
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Les small caps (IWM) testent un support crucial à 236 $. Une rupture pourrait déclencher une consolidation plus profonde malgré une saisonnalité historiquement favorable.
B. Tendances macro globales
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Marchés mondiaux : progression portée par les bons résultats des entreprises technologiques et l’essor de l’IA.
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Cycle économique : résilience confirmée aux États-Unis et en Europe, soutenue par un faible endettement du secteur privé.
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Risque structurel : l’endettement public reste le point de fragilité majeur à moyen/long terme.
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France : activité en hausse en octobre, notamment dans les services et le bâtiment.
Message clé : croissance solide grâce à la tech et à la robustesse des ménages et entreprises, mais vigilance accrue sur la dette publique.
Géopolitique
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Soudan : aggravation dramatique de la crise humanitaire à al-Facher, l’ONU évoquant un risque de catastrophe majeure.
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Ukraine : fragilisation politique de Zelensky et nouvelles sanctions européennes, pesant sur la stabilité régionale.
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Moyen-Orient : discussions continues sur Gaza/Israël, avec des propositions de forces internationales.
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Agenda mondial : montée en puissance des préparatifs de la COP30 au Brésil et du G20 en Afrique du Sud.
Message clé : instabilité géopolitique persistante, compensée par une diplomatie internationale très active.
Risques & Opportunités
Opportunités
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Accélération des investissements dans la technologie et l’IA, moteurs de croissance structurels.
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Coopérations internationales renforcées autour du climat (COP30) et de la gouvernance économique (G20).
Risques
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Escalades de conflits civils et militaires (Soudan, Ukraine, Moyen-Orient).
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Soutenabilité de la dette publique dans les pays développés.
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Risque de consolidation boursière si les indices cassent leurs niveaux techniques clés.
Recommandation d’investissement
Malgré la prudence actuelle des marchés, plusieurs raisons justifient une allocation continue vers les actions, en particulier les grandes capitalisations américaines et européennes :
Pourquoi investir :
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La croissance est portée par l’innovation – particulièrement par l’IA.
Les entreprises technologiques restent le moteur du cycle actuel. Même dans un marché hésitant, la dynamique structurelle demeure intacte. -
La résilience du secteur privé soutient l’économie.
Moins endettés qu’avant 2008, ménages et entreprises permettent d’absorber les chocs conjoncturels. -
Les périodes d’incertitude créent des points d’entrée attractifs.
Les consolidations liées au shutdown offrent des opportunités pour renforcer des positions de qualité. -
La baisse potentielle des taux renforce l’attrait des actions.
Une politique monétaire plus accommodante au cours des prochains mois pourrait revaloriser les marchés.
Stratégie recommandée
✔ Privilégier les actions de qualité, notamment dans la tech, la santé, l’IA, et les services aux entreprises.
✔ Diversifier géographiquement, avec une exposition contrôlée à l’Europe et aux marchés émergents stables.
✔ Garder une composante défensive (or, obligations investment-grade) en couverture contre la volatilité géopolitique.
Conclusion
Le récit macroéconomique actuel est celui d’une économie mondiale robuste, tirée par la technologie et soutenue par la résilience du secteur privé.
Le récit géopolitique, lui, est dominé par une instabilité persistante, entre crises humanitaires et tensions politiques.
Pour les investisseurs, cela se traduit par une combinaison de prudence tactique et d’optimisme stratégique : les marchés peuvent encore secouer à court terme, mais les fondamentaux de croissance restent bien orientés pour le long terme.
