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Renault en version EV ?

Renault continue à se transformer ! Après les années de crises et de restructuration suite à l’affaire Carlos Ghosn, l’ancien directeur du groupe accusé de tromperies et malversations financières, qui a abouti à une refonte de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi (établie depuis 1999) et certains échec opérationnelles et vente avec que 2 millions de véhicules vendus en 2022 (chiffre en recul de 24%), Renault cherche son bonheur dans la stratégie EV avec la marque Ampere. L’introduction en bourse est prévu pour le premier semestre de 2023. Cela devrait lui apporter quelque €9Mia à €10Mia, mais vue les conditions économiques en Europe, la valorisation estimée est environ 30% à 35% plus bas aujourd’hui !

L’entité, officiellement lancé le 1 novembre 2023, emploie quelques 11 000 personnes, regroupe la production de véhicules électriques et l’activité logicielle du groupe automobile.

Renault a les compétences de faire des voitures. Mais, un des plus grands problèmes des marques française est le positionnement. Pour les marques françaises, il est très difficile de faire une montée en gamme et cela pour des raisons historiques et culturelles du marché. Bien que Renault a été l’un des pionniers des voitures électriques en Europe elle ne pourra jamais rivaliser avec les grands groupes et les pure-play comme GM et Volkswagen ou Tesla. Aujourd’hui, via le groupe Dacia et son modèle Dacia Spring, le groupe dispose et commercialise l’un des modèles électriques les plus achetés en Europe. De ce fait, la marque est vouée à fabriquer des modèles similaires à la Zoé, commercialisée depuis 2012.

Avec Ampere, Renault prévoit de vendre environ 300 000 voitures en 2025 et un million en 2031. Le groupe vise un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros dès 2025 (celui du groupe était de 46 milliards en 2022) ainsi qu’une croissance de plus de 30% entre 2023 et 2031.

Via Ampere, le constructeur espère surtout répondre aux enjeux futurs de la mobilité électrique, notamment en développant son activité logicielle, qui est en soit une copie du model d’affaires du groupe Volkswagen.

Mais le programme Ampere est risquée. La scission doit surtout permettre d’obtenir une meilleure valorisation et d’attirer des investisseurs, dont nous doutons ! Dans un contexte économique défavorable, il n’est pas garanti que les vente d’Ampere lui permette d’atteindre les estimations. La valorisation de Renault plafonne depuis des années à environ 10 milliards d’euros et en mettant Ampere sur le marché, elle coupe une partie de potentielle de marché qui peut se transformer en réduction du CA et du profit.